jeudi 10 janvier 2013

Ritournelles...

Je me sens un peu moisi moéssi.
Turn the beat around.
Fame! I wanna live forever.
Seul, comme en exil!
Oh oh child! Things are gonna get easier.
Blanche comme la neige, belle comme le jour.
I felt the earth beneath my feet.
Every time I see you fallin I get down on my knees and pray.
Perdu dans le même décor.
Quand le désert avance.
When science now is sacred who will save us from ourselves.
Je ne sais pas le vent seul soufflera au delà des tranchées que l'on creuse en silence.
You got it.
Smile.

dimanche 6 janvier 2013

Doute.

Une société comme la nôtre cultive le doute.  Elle le cultive tellement que nous nous en nourissons maintenant afin de survivre.   Et la roue tourne et tourne et tourne encore....

jeudi 3 janvier 2013

Égocentrisme 101

Bon ça y est, je me suis décidé ce soir : je deviens égoïste!  Pas un égocentrisme mal assumé et même maladroit comme celui que je cultive depuis plusieurs années, mais un égocentrisme bien senti et pleinement assumé comme je devrais dorénavant le faire.

L'égoïsme peut se baser sur l'idée d'importance de soi et l'instinct de survie, à savoir l'ensemble des tendances ou instincts qui poussent l'individu dans le sens de sa conservation à court terme et de son développement personnel. C'est ignorer qu'à moyen terme et à long terme, notre existence dépend de celle des autres. (ça ne vient pas de moi, wikipedia en est l'auteur!).   Mais je pense qu'on y retrouve beaucoup d'éléments véridiques.

Égoisme et instinct de survie.

En effet, je pense qu'il y a un peu de cet instinct de survie dans la manoeuvre d'un individu que de rediriger ses propres actions vers son profit personnel.  C'est mon cas du moins.   L'altruisme que de penser aux autres, à leur bonheur avant le nôtre peut certes permettre d'acheter la paix, mais fait de grands ravages au fil du temps.  Prenons par exemple mon imminent déménagement vers Montréal.  J'ai peur de blesser de la famille, des amis quand au fond, c'est un défi que je me souhaite depuis près d'une décennie et pour laquelle j'ai maintenant trop longtemps freiner mes élans.  Et je sais que si je ne le fais pas, c'est de ma survie dont il est question.  Je sens que je suis dans un cylindre de verre fermé que l'on remplit depuis des années d'eau et je m'approche du trop plein.   Si je n'ouvre pas un horizon, que me reste-t-il si ce n'est que la noyade?

Survivre, c'est vivre en attendant.   En attendant de mieux ou en attendant de pire.  Mais c'est encore cet inlassable attente de changements.   Il est normal alors je pense que faire avancer sa propre cause un moment donné.  Avancer.   Le thème d'une vie.

Ignorance intentionnelle du bien commun.

Le fameux bien commun.  J'y crois et j'y consens.  Mais je me dis que des fois, c'est aussi au tour du serveur que de s'asseoir pour qu'on puisse le servir de quelques manières que ce soit et de ne pas attendre à la fin de la tournée pour se payer sa rasade, car il ne reste que des miettes une fois notre tour venu.  Le bonheur collectif passera inévitablement par le bonheur des individus.  Et je dis qu'en 2013, je serai d'abord un individu.   La jungle urbaine a ses règles dont l'évidence nous échappe trop souvent.   Mais si elle nous échappe si fréquemment, c'est que trop souvent nous la cherchons trop loin.  Ou bien peut-être est-ce notre postulat comme quoi une évidence est requise pour chaque chose qui fait défaut?  J'irai donc voir dans l'égocentrisme ce que j'y trouverai à titre de réponse.

Comment maintenant?

En me choisissant, tout simplement.   Fini les énergies passées dans le vide sans que ça ne me rapporte un peu. 

- J'habite à 100% mon chez moi, terminé les questionnements sur les opinions hypothétques d'une absente.  Plus que 6 mois de colocation fictive et n'oublions pas que les absents ont toujours torts.

- Une visite de routine chez le médecin s'impose et je dois faire quelques check ups.  J'ai droit aussi au bonheur et cela va passer par la santé.  Perte de poids au menu et redressement de la glycémie.

- Une routine de lunchs et de sommeil s'impose.  Un agenda d'hygiene de vie.   Des plaisirs, petits et grands.

- Un roman.  Un projet littéraire.   Pour moi et pour mon besoin de devenir auteur.

Voilà mon égoisme pour 2013.   Pas besoin d'être d'accord, c'est mon choix.  Point barre.

mercredi 2 janvier 2013

L'Heure des bilans.



Amours impossibles
2012 m’aura encore prouvé que j’ai le don de heurter mon cœur pour des histoires sans lendemain, mais surtout sans aujourd’hui ni veille.

Beauté cruelle
 « Certe, il ne faut avoir qu'un amour en ce monde, Un amour, rien qu'un seul, tout fantasque soit-il;
Et moi qui le recherche ainsi, noble et subtil, Voilà qu'il m'est à l'âme une entaille profonde. »

Chirurgie
J’ai reçu l’appel et j’ai mis sur la glace.  La glace noire en fait, celle qui prend l’ombre et la poussière au fil du temps.  Je ne sais plus si j’ai bien fait.

Déception
Mauvais choix, mauvaises amitiés, mauvaise colocation.  Un autre deuil amical qui m’enrage.  Enragé de m’être encore fait avoir. 

Enseignement
La boucle est désormais bouclée.  La rentrée n’a pas fait de vagues cette année.  À peine un frémissement sur la houle de mon existence.

Famille en photos
Certainement l’une des plus belles, sinon la plus belle des journées de 2012.  Beaucoup de plaisir et une courtepointe de liens qui s’y est alors achevée.  J’aime.

Grossesse
Non, ce n’est pas la Légionnelose l’épidémie de 2012, mais bien la grossesse.  Je pense que je vais aller me faire vacciner. 

Honnêteté
Des fois, être honnête c’est aussi ne pas être franc à 100%.  Par amitié, par peur ou par nécessité de se préserver. 

Incompétence
Je ne suis pas capable.  À salaire égal, compétences égales ou du moins attentes égales.  Mais ce n’est pas uniquement au travail, les êtres humains savent si bien se défiler et être des amis incompétents … Je les emmerde.

Job
Elle a repris en 2012 la place qu’elle avait naguère.  Celle qui trône au cœur du reste, avec tout l’ascendant qu’on lui connait.  Soyons vigilants, mais acceptons le triste sort du work-a-olic.

Karmarde.
Si l’est une expression consacrée en 2012, c’est bien celle-ci.   Le karma de marde, simplifié et reconnu comme entité verbale.  Comme il a su être présent tout au long de cette année, de la commune à la cellule,  je lui ai ainsi fait une place.

Laurence Anyways.
Comment être mal dans sa peau à ce point.  Travestir son corps est une chose, travestir ses rêves en est une autre.  Dans toute cette histoire, ce n’est pas l’Homme le problème, mais bien la femme.  Laquelle?  À vous de me le dire….

Moderne
Des envies de modernité, de maisons de ville et de céramique m’envahissent en cette fin d’année.  Je sais que je rêver, pas de crédit pas de prêt sur 30 ans, fin du projet!  Mais bon, cela vaut la peine de rêver un petit peu.

Neverland
Si vous connaissez le chemin pour y entrer, laissez-le moi savoir.  Je cherche activement mon enfant perdu en ce moment.

Oubli
Maintenant
Des garçons de passage
Lui dérobaient des bouts d'sa vie
Il dessinait leurs doux visages
Eux repartaient sans dire merci  - Michel Rivard, L’Oubli -

Promenade
Je dois reprendre goût à la marche dans mon quartier, l’habiter vraiment.  ET POURQUOI NE PAS COURIR AVEC iPod sur mes oreilles….  Pensons-y!

Québec
Je pense que nous y sommes.  Au moment de la grande traversée, du grand départ vers Montréal… et plus je le sens, plus j’aime Québec.  Plus le move me semble ardu.  Il faut que je fonce, tête baissée et que je relève le défi.

Roman
Où en suis-je dans l’avancement de ce dossier?  Est-ce que je souhaite vraiment écrire un  livre ou n’est-ce que le bien paraître de vouloir devenir auteur qui m’habite?  Le syndrome de la page blanche n’est pas le problème, encore faudrait-il que je m’assois face à cette page blanche.  Dressons la table pour 2013…

Solitude sollicitée.
2012 aura été le retour du tête à tête avec moi-même.  J’ai amorcé 2012 en surcharge environnementale.  Trop de monde dans ce qui n’aurait pas dû en comporter autant et je voilà que je la termine de manière redoutable avec moi-même.  Je craignais ce moment, je l’envie maintenant…

Terminer ce que je commence
Bon bien, c’est ici que ça se termine cette année, je suis tanné!  Lol!  Sérieusement,  j’aime tant les listes qu’il faudrait bien que j’en vienne à bout.

Université
Boucler la boucle.  Programme court en andragogie pour enseigner aux adultes.  Ne pas enseigner pour éduquer, mais pour profiter.

Vision
Le moyen terme a laissé sa place au long terme.  Enfin.   Maison de ville et roman.

Why does my heart feel so bad?
Je constate que la nostalgie se mêle toujours au besoin de prendre une pause, un temps d’arrêt pour réfléchir, afin de mieux comprendre.  Je m’en fais toujours pour ce que je ne contrôle pas, pour les choix que les autres ont fait.

Xanadu
But I know for certain
Goodbye is a crime
So love if you need me
Suspend me in time

Youth
“What youth learns, age does not forget.”  Je le souhaite ardemment.

Ze me souviens.
Un gouvernement péquiste DONE  Une Première Ministre DONE Maintenant, des modèles gais inspirants dans le monde des affaires svp!

samedi 15 décembre 2012

Comme un petit coeur à la cannelle...

Dur constat ce matin.   Je ne sais si c'est parce que les effluves d'alcool de mercredi soir commencent à peine à s'extirper de mon corps ou bien si c'est la froideur de décembre qui me renvoie cette pensée ce matin, mais je constate que j'aime me mettre dans la marde (bon, plusieurs gags trop faciles ici, mais vous comprendrez bien ce que je veux dire!).

J'ai le don de tomber en amour avec l'impossible.  De me sentir vibrer pour l'inébranlable (encore une fois, pas de blagues ici).  Sérieusement, je me pose la question à savoir si je tombe en amour avec quelqu'un d'autres ou bien si je ne flanche pas pour un homme que j'aimerais être, pour un individu en devenir que j'aimerais côtoyer quotidiennement.  

Encore une fois, je me torture sur cette idée ce matin.  Ils sont toujours jeunes, toujours hétéros (ou presque), toujours en couple et toujours irréprochables.  Ils ont le leadership que j'ai, ils ont de la drive, ils ont des idées arrêtées et, surtout, le meilleur est toujours à venir pour eux.  Je vais encore finir à les regarder de loin réussir, avoir une vie que je voudrais, une réussite que j'aurais moi aussi méritée... et pourtant!

Je le sais, mon discours est égoïste ce matin.  Mimimimiiiimiiimi comme diraient mes amies, du chiantalisme pour d'autres.  Mais je m'en fous!  Parce qu'au final, c'est moi qui dort en cuillère avec mon oreiller à espérer et fantasmer sur des choses qui n'arriveront jamais.   Je suis un petit coeur à la cannelle oublié depuis une Saint-Valentin entre deux coussins du divan. 

Bon... let's have a kiki d'abord!  On est tout autant tout seul, mais on est tout seul en gang de tout seul.



dimanche 25 novembre 2012

Appel au clan.

Je viens d'un peuple qui ne craint pas de faire entendre sa voix.  En chantant, en criant, en murmurant ou en sifflant.  L'écho de nos voix résonnent au fond des coeurs de chacun des Québécois.  Et cet écho, je l'entends en portugais, en français, en anglais et en créole.  Autant de musique que de choristes.

Je viens d'un peuple fier et un peu fier pet. Tous fiers de nos prédécesseurs mais pas suffisamment de la génération qui nous succédera.  Comme si le passé était la seule façon d'être garante du futur.   La fierté, elle ne se calcule pas en nombre de chars allégoriques et en parades annuelles.   Elle se calcule en dose de confiance et en projets concrets.

Je suis d'un bois d'érable qui se prend pour un roseau. De fibres solides à tendance souple. Nous pensons trop souvent à plier quand au fond, nous avons l'intérieur pavé de bois franc, de bois vrai.   Et nos racines, en surface sur un sol nourri de rêves.  Un bonsaï du Grand Nord gavé aux rêves de nos mères.

Je suis le fils de ma mère et de mon père.  Le fruit de leurs espoirs et d'une famille en création.  Je suis le fils de toutes nos mères et nos pères.  Le fruit des espoirs d'un peuple, le porte-étendard d'une langue et l'incarnation d'une culture.

Je suis également issu de la différence.  Celle de mes frères aimant leurs frères, de nos enfants bien heureux et de nos pères qui oublient ceux qu'ils ont été.  La différence d'aujourd'hui n'est pas celle d'hier et ne sera pas celle de demain.  Même dans la différence, je suis différent.

Je suis le Québec.


Maniaco kéténo mégalo mytho

C'est fou comment, à certains points de la vie, on a l'impression que la vie s'acharne sur nous.  Pas particulièrement, pas au su et au vu de tous, mais simplement en nous mettant en évidence dans le cirque de la tristesse.

Vous savez quand vous en êtes à la 8e grippe en autant de semaines?  Quand même votre lave-vaisselle se met à vous faire la vie dure?  Quand les libérations deviennent brèves et trop irréelles, comme si elles ne reviendront jamais.... 

Mais en fait, je me demande si je ne suis pas maniaco.  Un genre de sugar rush du moral et de la bonne humeur.  Au pire, un maniaco kéténo mégalo mytho.  Une nouvelle maladie dont je suis le seul à souffrir.  À chacun sa dépendance, sa souffrance.

Et en plus ce matin, y a de la neige au sol.    Je dépressionne de façon saisonnière .... ce n'est pas le cycle qui est saisonnier, mais la saison en est plutôt la cause ....