vendredi 12 juillet 2019

Au sommet de la trentaine

Cette semaine, tu aurais eu 35 ans. Le top de la côte de la trentaine comme tu disais.  J’y étais quand nous nous sommes rencontrés au détour de cette bibliothèque de Rosemont. Mais tu n’étais pas là pour célébrer. Tu as fait l’autre choix. Et je te déteste encore pour ça.

Tu m’as laissé un message avant de partir. Tu me l’as écrit pour être certain que je ne l’oublie jamais. Comme si je pouvais oublier... Tu me demandais au détour de ta 3e page de faire le grand saut moi aussi, de tenter le vide pour une fois. Et bien pour ta fête, voilà ce que je me suis payé : le vide. Tout autour de moi. Et même de plus en plus dans ma tête.  Parce qu’il était plus que temps, parce que je ne le devais à moi même.

Je suis donc parti dans l’Est comme tu le sais. Pour une nouvelle vie. Pour une nouvelle job. Pour un nouveau moi.  Tout n’y est pas encore parfait. Parce que tout n’y est pas encore, tout simplement.

Ma demande ce soir est simple. Arrange toi pour que ce soit le bon choix. Pierre-Paul, je te promets de ne pas t’oublier. Promets moi de veiller. 
Simplement.

mardi 25 juin 2019

Le virage.

Et voilà que je me lance. Vers l’inconnu. Vers demain. Vers l’Est! Je viens de mettre fin à 10 années professionnelles au sein de la même compagnie. Un exploit dans mon cas. Une marque certaine ou une certaine marque. Je ne sais trop. Mais ce que je sais, c’est que je suis fier.

Fier de ce que j’aurai accompli en 10 ans...
Fier de l’homme que je suis devenu, avec mes imperfections et mes idéaux.
Fier de lâcher prise au final et de foncer vers l’inconnu
Fier de mon intégrité que je croyais morte
Fier de faire les choses à ma façon, de ne pas contribuer à la pièce de théâtre
Fier de miser sur les relations humaines sans intention

Mais surtout fier du courage que j’ai de faire table rase sur une vie qui ne me nourrissait plus. De faire un choix conscient pour moi, pour une fois.  Je vous entends me dire :  Ben oui JS, ça va durer deux semaines et tu vas revenir dans tes vieilles habitudes malsaines. Autant au boulot que dans ta vie perso...  Et bien, vous aviez raison. Mais là, je sens une autre vibe, comme si 2001 revenait de l’avant. Je renoue avec quelque chose que j’avais perdu et que je retrouve tranquillement dans le Bas du Fleuve. Un beau cadeau, merci la vie! 

Nos rêves ne sont des rêves qui si on ne se les permet pas! 

N’est-ce pas?

mardi 5 mars 2019

A-t-on le droit?

Ce soir, je te déteste. 
T’aurais dû être là. Pour moi.
Mais égoïstement t’as décidé de partir. 
De lever les feutres.  Pour toi.
A-t-on le droit de critiquer son absence à un suicidé?
De tenter de comparer sa peine à la sienne...
Pierre-Paul, ce soir, je te déteste.
T’avais promis.  J’avais omis.
Ce soir, je me déteste tout autant....

dimanche 24 février 2019

Comme un coup de pelle dans face!

Vous le savez, je l’ai si souvent écrit et encore plus souvent pensé : la vie est une salope! Mais une salope de classe. Elle a ses propres moyens de nous ramener à l’ordre, de nous dire : « Minute Minou, tu pensais vraiment que je te le passerais free! Cuuuuuuuute! ».  Ben non, pas une salope à temps partiel. Constante, acharnée et somme toute prévisible des fois.

C’est une boucle d’oreille qui a eu le dernier mot récemment. Une boucle d’oreille plus forte que le cancer. Elle aura réussi à faire ce que personne avant n’avait pu : me faire prendre un arrêt de travail! Un temps de pause, de réflexion. Un temps pour la guérison, autant celle du dedans que du dehors.  Et ben, une estie de boucle d’oreille pour que je m’écoute davantage. Ironique non?

Mais vient avec ce temps d’arrêt beaucoup trop de jus de caboche. De remises en question et de deuils inachevés. Pas que des récents, plein de vieux aussi. Et je ne peux pas me sauver, parce que même mon pied m’a abandonné dans cette aventure. Parce que me sauver, j’aurais aimé. Faire ma moufette pour un deuxième fois au Portugal, louer un Airbnb à Tremblant et faire semblant que j’aime l’hiver ou tout simplement aller me faire griller le gras sur une plage du Sud entre deux Mojitos.  Mais pas de fuite cette fois-ci. Juste l’obligation de faire face.  Encore.

Je dis encore, mais dans le fond est-ce vraiment déjà arrivé pour vrai? Je veux dire est-ce que LA pause est-elle déjà survenue? Je ne pense pas. Je l’ai entrevue. Je l’ai sentie. Je l’ai même presque vue (à moitié).  Mais je pense que c’est le temps que je m’accorde ce temps là. Pour moi. Pour les autres un peu. Pour le mieux. Mais estie que ça me fait peur. Je suis tétanisé à l’idée de ce que je vais trouver en-dessous du tapis. Celui en dessous duquel je garoche tout depuis des années. Peur de ne pas être en mesure de faire face. De gérer.  D’en survivre.  Je le sais, c’est trash mais ma peur est irrationnelle.

Et voilà que le temps file et que j’entrevois les prochaines semaines avec une certaine crainte.  Ma démobilisation au travail, mes deuils à venir, ma latence qui me pèse... tout cela, c’est juste trop! 

Je suis rendu là, à trop...

samedi 19 janvier 2019

L’attrait du changement

Des fois, je me fais des scénarios. Ok. Je me fais des scénarios tout le temps, je suis d’accord. Depuis quelques semaines, je vois le après. Je vois le nouveau. Je sens l’air du Bas-du-Fleuve me dire que le possible est dans son coin.

Ça me donne le Vertige avec un grand V. J’ai chaud, je m’imagine déjà changé de char et aller vers un condo à saveur de meute de loup. Jeune. Branché. Mais plus métropolitain. Mais ça me tente. Faire mes boîtes et changer. Juste changer.

J’avais un doute de l’issue de toute cette mission professionnelle à prime abord mais ô combien personnelle quand tu prends la peine de creuser un tant soit peu. M’éloigner de Montréal, c’est m’éloigner de lui pour me rapprocher de l’autre. Celui que j’ai occulté. Mais depuis le Portugal, il est partout. Il me suit. Il me hurle qu’il existe. Cet autre, c’est moi! 

Alors je croise les doigts pour le changement de pointe le bout du nez cette semaine. J’espère que ça se pourra. Fort. Fort. Fort.

lundi 31 décembre 2018

Et voilà que 2018 tire **enfin** sa révérence ....

Une autre année qui passe le relais à une nouvelle.  Malgré tout, je ne peux dire que je l'ai détestée cette année.  J'en retire beaucoup de positif, mais aussi quelques blessures de plus.   Ou de bien vieilles qui se sont ré-ouvertes... 

Une année sous le signe de la perte, que ce soit la vue, les illusions ou bien les plus que proches.  Quoiqu’il  n'en soit, donnons sa chance à 2019, faisons plutôt notre chance en fait...

Vous connaissez le concept, une lettre un mot un concept ... that's it!
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Amitiés
2018 aura été une année de laine minérale : isolante. Mais un isolement par choix, celui d'investir dans les amitiés positives et bidirectionnelles. Quelques déceptions au final, peu de réelles peines.

Boss
Nouveau patron.  Nouveau leader? Très différent de mon leadership en tous les cas.  Apprivoiser? Dompter? Se soumettre? Me sauver? Je ne sais pas encore pour laquelle des trois avenues j'opterai en 2019. Steele waiting ... ;-)

Cancer de marde
De retour. Plus que jamais. Comme une vieille connaissance, un cousin Germain qui revient sans cesse. Pourquoi ? Je ne cherche plus à comprendre, j'essaie simplement d'accepter. De lutter.  Amène toé bro, je suis prêt!

Demain
On y est je pense bien. Sera-t-il fait de mieux ??

Empathie
Parce que c’est grâce à cela qu’un rêve prend forme pour moi à l’aube de 2019. Un projet solo qui est devenu en duo. Deep dive communications qui donnera sa première conférence sur l’empathie au travail et l’expérience client. Trippant. À suivre.
Fillettes
Je suis gaga de ces fillettes.  Inquiet, heureux et triste aussi.  Si adorable.  Un beau cadeau de la vie s'il en est un des deux dernières années.  Le bonheur de la famille réside dans leurs beaux grands yeux.  Lourde responsabilité pour de si petits êtres.

Game of thrones
Mon environnement de travail, les dragons en moins.... quoique ....

Habibi
Je dois l'avouer, l'un de mes points phares de 2018.  Parce que ça m'a redonné le sens que je cherchais à mon boulot.  M'a rappelé celui que je voulais être dans la vie.  Parce que sa déception est aussi la mienne.  Le Portugal aura pour moi mis une majuscule à Amitié. Pis parce que de se faire challenger par de l'intelligence pure dans un corps d'Adonis, y a pire dans la vie!

Indifférence
Le retour de Jem'encolisse Talbot x1000 cette année.  Comme quoi, quand quelqu'un me déçoit au plus haut point dans la vie, je deviens une bombe d'indifférence envers cette personne.  Beaucoup plus de gens dans cette catégorie en 2018.  Voir lettre G.  Lol.

Jalousie
Ne pas savoir ce que l'on vaut, des fois, c'est espérer être l'autre.  Posséder l'autre.  Être sa possession.  Et je vous le dis, ce n'est pas 560km m’aura aidé  à diminuer ce sentiment.  Ni même Messenger.  Voir lettres H et P.

Kilos
En 2018 pas loin de 30 lbs de plus m'ont quitté.  Bam! Parties! Pas pour les bonnes raisons, mais toujours pour la bonne cause.  Mais arrêtez de me demander comment je fais, j'aime beaucoup trop créer un malaise.... Voir lettre C.

Lâcher prise
Ma mission pour 2019, parce que pas assez présent en 2018. Prendre une distance et se recentrer.  Laisser aux autres l'imputabilité de leur bonheur pour mieux reprendre la mienne.  Protéger mon cœur.  Protéger mon moral.  Et reprendre les rennes de ma vie...

Mieux
Pas le meilleur.  Juste mieux.  Point barre.

Neandertal

J'ai un envie folle en 2019 de reconnecter avec la base, avec l'individu primal et primaire que nous fûmes autrefois.  Trop cave pour penser trop.  Juste survivre. Juste être.
Opportunité 

Oh tout simplement parce que j’en aurais raté quelques unes en 2018. Professionnelles surtout. Personnelles aussi.  À ne plus répéter en 2019. Voir lettres B, H et P.

PP

La seule lettre qui en la doublant a fait de mon 2018 une année différente, une annne pivot dans ma vie.  Nouvelle.  Heureuse.  L'amoureux transit rencontré dans le détour d'une bibliothèque de clown.  L'amour, la passion, les projets, la peine, la douleur, l'ennui, la peine, la très grande peine, le deuil et le manque. Comme si chacun de ces mots valaient les autres 1000 fois au détour d'une journée de joies ou de peines.  Mon cœur, je ne sais pas ce que la vie aurait pu nous réserver au nous, au toi et au moi.... Je nous souhaite de toujours pouvoir se rejoindre dans cet alcôve du Nord ou sur ce belvédère surplombant la ville et se rappeler combien il nous aura été bénéfique de se dire ces mots ...  Je t'aime.  Pour toujours. Promis. 
Car je voulais pour nous deux bien plus qu’une croyance. Alors je t’ai trouvé une sorte d’église xx
Québec

Je n’y ressens plus le même attachement. Comme si la maison s’était déménagée d’elle-même. Je cherche encore où elle s’en est allée.  Un chez moi. Un nouvel alcôve, un nid nouveau genre.

Rivière du Loup
On croise les doigts pour un nouveau départ en 2019. Nouveau défi. Nouvelles opportunités. Nouveau toute!!!  

Sexe
Certainement l’année sexuelle la plus riche. Pour la première fois, je pense m’y être abandonné sans réserve, sans honte et sans doute. Je me souviens d’avoir dit « Je suis à toi » pour la première fois, sans contrôle et sans gêne... je dois être prêt pour l’île du plaiiiiiisiiirrrr!

Tourner
Brille, le soleil brille
Bleu, le ciel est bleu
Demain sera fait de mieux
De jour en jour ça s'améliore
Je fais tout tout de mon plus fort,
Je sens que le vent tourne
Je sens aussi que ça me retourne
Change et change de côté
Change et change encore
-Daniel Bélanger-

Université 
Ça me titille tellement depuis quelques mois.  Un dossier de MBA plus tard, je pense bien que je vais me lancer en 2019. Un brin de crédibilité sur un CV à partager.... ouf, mais 4 ans... ouf et re-ouf!

Voyages
Le Portugal. Enfin. Bon pour l’âme. Le premier d’une longue série,  croyez-moi! France, Grèce, Scandinavie et retour au Portugal... Des projets plein la tête.. Et la Corse. Voir lettre P.
WTF
Je ne crois pas qu’il soit nécessaire de développer ici sur le sujet. Juste un WTF bien senti à 2018.  Et de grâce, ne me dites pas que rien n’arrive pour rien... des fois, ça arrive pour rien! 
X professionnel 
On dirait bien qu’en 2018, j’ai compris ce que je valais. Professionnellement parlant. Une expertise exportable de plus en plus. Et qui est mienne de surcroît. C’est bon.
Yes man
Je réalise que j’ai de plus en plus de difficultés avec les gens qui se conforment au moule sans questionner. La vie est trop courte pour se contenter de suivre la parade.  Organisez là et gérez la!

Zone de confort
Oh que je m’en suis éloigné. À plusieurs égards. Enfin.

samedi 10 novembre 2018

L’illogique humanité

Ne pas comprendre m’épuise. Tout simplement. Le constat de la semaine. Ce qui semble si évident pour moi et que personne ne semble comprendre. L’inattendu. La surprise. Et pourtant tellement évident.  Mais pire encore. L’évidence pour tout le monde qui semble m’échapper. Me glisser entre les doigts. Tout bonnement. Innocemment. En vain.

Beaucoup de changements depuis mon dernier post. La perte de l’amoureux transi.  Par perte comme dans je ne l’ai plus avec moi car il est ailleurs.  Plutôt comme dans il ne se possède même plus lui même.  Il est parti voir plus haut si le bonheur si rare ici bas existait.  Une vie de peine qui se termine en peine de vivre. Triste sort. Je le sentais. Je le craignais. Cela faisait partie de l’univers du possible. Et je n’ai rien fait. Je n’ai rien dit. Je m’en voudrai toute ma vie.

Ne pas comprendre m’épuise comme je disais. Cela, je ne me comprends pas. J’ai un doute. Mais je ne le comprends pas.  Plus d’un mois depuis la triste nouvelle. Plus d’un mois que je verse des larmes de culpabilité au détour d’un souvenir, d’une pensée ou d’un rêve. Oui d’un rêve. L’autre nuit, je lui ai parlé et me suis éveillé  bordé par mes propres larmes. Une discussion à sens unique. L’écho ne me renvoyait que l’image de son sourire. Si beau. Si franc. Si déboussolé.

Ne pas comprendre ce que son cœur et sa tête tente d’échanger. Un discours de sourd. Ou d’aveugle dans mon cas.  Ma tête tente de raisonner la culpabilité que mon cœur ressent. La peine aussi. Et que dire de la colère. Celle avec qui je flirtais depuis le cancer. Depuis l’autre perte de 2018. Ironique quand même. Celui qui m’a accompagné au combat n’avait au final que des armes à retourner contre lui : son courage, sa tête dure, sa volonté et son organisation.  Parce que c’était salement organisé.  Au quart de tour.  

Me dire dans une lettre qu’il voudrait m’aider à comprendre, qu’il sait que je n’y arriverai pas.  Malgré lui. Malgré moi. Surtout malgré moi.  Il a bien beau me souhaiter le meilleur, mais quand tu deviens source du pire, ce n’est pas évident.  Pas cohérent. Pas juste.  Me dire dans une lettre que je suis lumineux.  Que je crée ma propre ombre. Me dire de m’aimer suffisamment pour tourner la page, pour me laisser atteindre, pour perdre pieds.  Me dire que les erreurs font partie du passé, qu’elles sont celles qui construisent le futur en fait.  Ce soir, j’ai un peu bu et je relis ces pages qui ne m’aideront pas plus à comprendre. Malheureusement.

Pierre-Paul aura été important dans ma vie. Il y aura eu le JS perdu d’avant 2015 et le perdant de 2018.  Mais entre les deux, j’aurai été témoin de tranches de réel bonheur dans sa vie.  Dans la mienne. Dans la nôtre. Il y aura eu un nous, le dernier en lice. Le seul probant. Mon petit demon, je t’aime autant que je te hais ce soir. C’est de bonne guerre. Ce n’est qu’un retour d’ascenseur.

Je ne comprends pas. Je me force. J’essaie. J’échoue. Encore...

PP my Love 
1985-2018