mercredi 1 août 2018

En mouvance.

Le mouvement, on ne le voit pas toujours. Il peut être à ce point subtil qu’on le croit statique, immobile.   Mais c’est en prenant le temps et du recul que l’on en observe les signes. Principe de la précession pour les astres.  Sans trop s’en rendre compte, la lune aura suivi son cours au fil de la nuit pour terminer sa course à l’aube.  Et bien je suis dans cet esprit de mouvance : lente mais certaine.

J’ai atteint le point où je dois changer d’objectifs, changer de contexte et me mettre en mouvements. En mouvements vers quoi ou vers où me demanderez-vous? Tout simplement vers ailleurs.  Vers demain.  Vers moi.  Je n’en peux plus de ce climat et de cette culture dans laquelle je baigne.  Je n’en peux plus de ce reflet que me retourne systématiquement le miroir.  J’ai besoin de neuf. J’ai besoin de mieux. J’ai besoin d’inconnu.

Professionnellement, je ne suis même plus à la croisée des chemins. J’ai franchi le carrefour il y a de cela un certain temps je dirais. Une culture de performance où l’autre a perdu sa place. Je me retrouve au beau milieu d’une pièce de théâtre d’été où les bottines ne suivent malheureusement pas les babines. Je suis témoin du sacrifice volontaire de certaines de mes collègues dans un souci de bien commun.  Je ne peux pas endosser cela.  Mon intégrité et ma vision sont mes alliés. Je ne peux les nier. Je ne peux que m’y accrocher.  

Ailleurs.  Autres choses. Mais pas dans quelques pertes importantes au passage.  Des collègues en or que je laisserais.

mercredi 30 mai 2018

L’amour à sens unique.

Le pattern. Toujours le même. Celui à odeurs de sabotage. Celui qui, à l’ère du numérique, prend toute la place. Celui qui le temps d’un « Tu me manques » par SMS ou d’un snap te vole l’innocence d’un moment de répit.

Et me voilà. 37 ans et 3 cancers plus tard. Au même stade qu’un ado en quête de soi-même. Je ne vois plus devant. Bientôt je ne verrai plus que partiellement. Mais je sens que mon bonheur est ailleurs. Autre temps. Autre vie. Autre moi.  J’ai soif de mouvance.  D’aimer et d’être aimé.

dimanche 27 mai 2018

Du pré-mâché en direct de ma tête en ce jour de pluie.

Ces mots. Du déjà dit pour du tellement de fois senti.  Une pause. LA pause.  Pour que le temps servent enfin à passer vers demain...

(Extraits de Parler à mon père de Céline Dion)
Je voudrais oublier le temps 
Pour un soupir pour un instant 
Une parenthèse après la course 
Et partir où mon cœur me pousse 

Je voudrais retrouver mes traces 
Où est ma vie où est ma place 
Et garder l'or de mon passé 
Au chaud dans mon jardin secret 


Je voudrais choisir un bateau 
Pas le plus grand ni le plus beau 
Je le remplirais des images 
Et des parfums de mes voyages 

Je voudrais freiner pour m'asseoir 
Trouver au creux de ma mémoire 
Des voix de ceux qui m'ont appris 
Qu'il n'y a pas de rêve interdit 

Je voudrais trouver les couleurs, des tableaux que j'ai dans le cœur 
De ce décor aux lignes pures, où je vo
us vois et me rassure, 

dimanche 11 février 2018

Suspendu dans le temps.

Un moment de doute.
Tout petit soit-il.
Rempli d’irrationalité 
De « ça se peut pas »
Un tète à tête avec Reggiani
Directement au cœur.

https://youtu.be/8mQiRFgOiWQ

Pour le apres. Juste pour exister.

lundi 13 novembre 2017

Ses propres limites...

De retour à la case départ.
Toujours aussi seul.
Avec sa peur. Avec sa peine.
Confronté à ses limites.
Physiques et mentales.
Plus mentales que physiques en fait.
Demain sera fait de mieux...

samedi 28 octobre 2017

Laisser sa trace.

Laisser sa trace sur un gâteau. Laisser sa trace sur un gâteau.  Une simple ritournelle qui évoque tant pour toute une génération. Mais en avions-nous mesuré toute l’importance? Je ne crois pas.

Plus je vieillis, plus je ressens le besoin de laisser une trace, une preuve que j’ai été. Lâchez moi ici l’emprunte écologique ou les fils d’actualité des médias sociaux. Je vous parle d’une vraie trace, d’une preuve indélébile de notre existence.  Plusieurs diront que leurs enfants en sont une. Oumffff! Passons d’emblée au prochain exemple. Pas que je déteste les enfants, pas du tout même. Mais disons que comme j’en aurai probablement jamais, je préfère ne pas penser à l’opportunité manquée.

Comment laisser une trace autrement que dans l’esprit des gens que je côtoie? C’est noble que de penser que l’on marque les autres par le simple fait d’exister. Personnellement, je n’y crois pas.  Les gens se laissent marquer par ce qu’ils veulent bien. Un genre de tableau de chasse du bonheur et des souffrances qui nous ont défini ou plutôt rapprocher de celui qu’on voudrait être. Qu’on a voulu être!

Mais vieillir en âge nous amène la réflexion autrement, la parachute dans la quotidienneté. Comme s’il fallait justifier le fait d’être à chaque instant. Il en va de même pour la volonté d’avoir. Mais « avoir » et « être », ne nous a-t-on pas toujours dit que c’était la base?  J’ai 37 ans et je me questionne. J’espère que les traces que je laisserai ne se limiteront pas à un SharePoint au boulot. J’espère et j’aspire à mieux.

Me voilà encore une fois de retour à la page blanche! Le « moi » écrivain qui renaît de ses cendres. Un phénix du roman fleuve. J’ai recroisé Matteo, la Grande Ourse et Fanny. De vieux amis égarés au détour d’une vie au rythme effréné. L’envie d’être. Être celui que je visais. Les partenaires d’une vie aux milles épisodes, aux cents péripéties...

Comme quoi il faut se lancer. Dans le vide ou le trop plein. Tout simplement se lancer. Sans crainte de l’échec. Comme ici mais plus large. Simplement pour laisser une trace. Sans tracer sa laisse.

Simplement.

samedi 21 octobre 2017

Le droit de dire non!

Quelle semaine! Les réseaux sociaux ont lapidé les Salvail et Rozon de ce monde. Terrible de lire sur le sujet. Encore plus que d’imaginer comment ont pu se sentir les victimes. Sur de longues périodes. Seules avec leur ressenti et leur culpabilité.

Parce que les réactions vives de tous et chacun doivent avoir deux impacts chez elles selon moi: le soulagement et la culpabilité.

Soulagement d’avoir enfin dit. Une libération teintée de fierté. Celle d’avoir eu le courage de dénoncer des agissements sans nom. Personne ne peut enfreindre l’intégrité d’autrui. On peut rêver de coucher avec une autre personne. On appelle ça le fantasme, le désir. Mais jamais aucun contexte ne peut justifier de passer à l’acte sans permission. Rendu là, crosse-toi! Vis avec la pression du désir, ne la transforme pas en poids de la honte Esprit! Je peux concevoir que c’est issu d’un esprit malade, d’une faille humaine. Je suis assez humain pour comprendre que l’être humain est multi aspects et que l’incompréhensible existe. Mais il faut faire preuve de clairvoyance et se soigner.  Je me désole pour les victimes, mais je le fais aussi pour les bourreaux. Leur souffrance, incompréhension de leurs gestes, répétés et inexcusables.