Je viens d'un peuple qui ne craint pas de faire entendre sa voix. En chantant, en criant, en murmurant ou en sifflant. L'écho de nos voix résonnent au fond des coeurs de chacun des Québécois. Et cet écho, je l'entends en portugais, en français, en anglais et en créole. Autant de musique que de choristes.
Je viens d'un peuple fier et un peu fier pet. Tous fiers de nos prédécesseurs mais pas suffisamment de la génération qui nous succédera. Comme si le passé était la seule façon d'être garante du futur. La fierté, elle ne se calcule pas en nombre de chars allégoriques et en parades annuelles. Elle se calcule en dose de confiance et en projets concrets.
Je suis d'un bois d'érable qui se prend pour un roseau. De fibres solides à tendance souple. Nous pensons trop souvent à plier quand au fond, nous avons l'intérieur pavé de bois franc, de bois vrai. Et nos racines, en surface sur un sol nourri de rêves. Un bonsaï du Grand Nord gavé aux rêves de nos mères.
Je suis le fils de ma mère et de mon père. Le fruit de leurs espoirs et d'une famille en création. Je suis le fils de toutes nos mères et nos pères. Le fruit des espoirs d'un peuple, le porte-étendard d'une langue et l'incarnation d'une culture.
Je suis également issu de la différence. Celle de mes frères aimant leurs frères, de nos enfants bien heureux et de nos pères qui oublient ceux qu'ils ont été. La différence d'aujourd'hui n'est pas celle d'hier et ne sera pas celle de demain. Même dans la différence, je suis différent.
Je suis le Québec.
dimanche 25 novembre 2012
Maniaco kéténo mégalo mytho
C'est fou comment, à certains points de la vie, on a l'impression que la vie s'acharne sur nous. Pas particulièrement, pas au su et au vu de tous, mais simplement en nous mettant en évidence dans le cirque de la tristesse.
Vous savez quand vous en êtes à la 8e grippe en autant de semaines? Quand même votre lave-vaisselle se met à vous faire la vie dure? Quand les libérations deviennent brèves et trop irréelles, comme si elles ne reviendront jamais....
Mais en fait, je me demande si je ne suis pas maniaco. Un genre de sugar rush du moral et de la bonne humeur. Au pire, un maniaco kéténo mégalo mytho. Une nouvelle maladie dont je suis le seul à souffrir. À chacun sa dépendance, sa souffrance.
Et en plus ce matin, y a de la neige au sol. Je dépressionne de façon saisonnière .... ce n'est pas le cycle qui est saisonnier, mais la saison en est plutôt la cause ....
Vous savez quand vous en êtes à la 8e grippe en autant de semaines? Quand même votre lave-vaisselle se met à vous faire la vie dure? Quand les libérations deviennent brèves et trop irréelles, comme si elles ne reviendront jamais....
Mais en fait, je me demande si je ne suis pas maniaco. Un genre de sugar rush du moral et de la bonne humeur. Au pire, un maniaco kéténo mégalo mytho. Une nouvelle maladie dont je suis le seul à souffrir. À chacun sa dépendance, sa souffrance.
Et en plus ce matin, y a de la neige au sol. Je dépressionne de façon saisonnière .... ce n'est pas le cycle qui est saisonnier, mais la saison en est plutôt la cause ....
dimanche 2 septembre 2012
La peur du vide.
Pas le vertige. La peur du vide. Le sentiment de ne pas être en mesure de combler tous les interstices du pavé de la route de notre vie. Celle de ne pas être à la hauteur, de ne pas assurer, comme d'autres disent. La peur de l'inconnu aussi. Quand on aime être en contrôle dans le vie, agir sans filet, c'est coucher avec un sidéen à frette. C'est aussi l'angoisse. Le feu qui vous tenaille dans le haut de la poitrine, mais c'est aussi le sentiment de vivre à fond. La passion. Le désir.
Depuis quelques semaines, je sens que la vie est en mouvance. Elle avance, elle bouge, elle court. Et moi, pour une des rares fois de ma vie, j'avance au même rythme. Je fonce avec la peur au corps mais la fougue au coeur. Je la devance même de temps à autres. Nouvelle job, nouveau mode de vie, potentiel de maladie et une passion assumée. Je sens que l'automne 2012 sera mémorable. Les anglophones trouveraient que cela parlerait davantage en le surnommant Fall 2012. La chute. Celle de vieux espoirs qui croisent le fer avec les nouveaux rêves. La chute de certaines amitiés mais aussi de certains complexes.
Plusieurs me questionnent à savoir si je vais bien. Je crois bien que oui. Je crois que je retrouve le mec des années 90, avec ses incertitudes mais aussi avec ses rêves. Je recommence à rêver. J'imagine un but, une job, une maison, une épaule, un torse, des lèvres charnues.
La trentaine se veut un bateau qui tangue, qui tangue en tabarnak en fait. Mais je me rends compte que tanguer, c'est contrer la houle, c'est s'adapter. Et si la vie se doit de tanguer, et bien, tanguons!
Depuis quelques semaines, je sens que la vie est en mouvance. Elle avance, elle bouge, elle court. Et moi, pour une des rares fois de ma vie, j'avance au même rythme. Je fonce avec la peur au corps mais la fougue au coeur. Je la devance même de temps à autres. Nouvelle job, nouveau mode de vie, potentiel de maladie et une passion assumée. Je sens que l'automne 2012 sera mémorable. Les anglophones trouveraient que cela parlerait davantage en le surnommant Fall 2012. La chute. Celle de vieux espoirs qui croisent le fer avec les nouveaux rêves. La chute de certaines amitiés mais aussi de certains complexes.
Plusieurs me questionnent à savoir si je vais bien. Je crois bien que oui. Je crois que je retrouve le mec des années 90, avec ses incertitudes mais aussi avec ses rêves. Je recommence à rêver. J'imagine un but, une job, une maison, une épaule, un torse, des lèvres charnues.
La trentaine se veut un bateau qui tangue, qui tangue en tabarnak en fait. Mais je me rends compte que tanguer, c'est contrer la houle, c'est s'adapter. Et si la vie se doit de tanguer, et bien, tanguons!
dimanche 19 août 2012
J'ai demandé à la Lune ...
... et le Soleil ne le sait pas.
... si tu voulais encore de moi.
... si tu voulais encore de moi.
... si tu voulais encore de moi.
... si tu voulais encore de moi.
... si tu voulais encore de moi.
... si tu voulais encore de moi.
lundi 13 août 2012
Demain matin, Montréal m'attend.
"Les biens de la terre glissent entre les doigts comme le sable fin des dunes."
Antoine de Saint-Exupéry J'en reviens toujours à Saint-Exupéry et à son Petit Prince. Des fois, je me dis que ma vie est forgée à son image, au périple de ce petit bonhomme, seul dans son monde, et qui a la tête pleine de questions. Est-ce de la naïveté mal vieillie qui me harcèle et qui teinte ma vision? Peut-être ... Ou peut-être aussi que je suis devenu adulte tellement tôt sur certaines facettes de ma vie que le Petit Prince n'est que le résiduel d'une jeunesse heureuse qui me rappelle que tout est un cycle, que tout est un..tout!
Je quitte vers Montréal. Finalement. Comme une destination jamais atteinte. Un chemin de Compostelle amorcé en 2003 et jamais assumé. Par crainte de la destination certes, mais par craintes du chemin aussi. Trop peu, trop tard m'aurait dit un certain Maxime. Désolé Big Boy. Je te répondrai qu'il vaut mieux tard que jamais.
Et que dire de tous ces amis qui m'auront entendu forger des projets de déménagement dans la dernière décennie. Il faut croire que je n'en avais pas l'intention ferme, mais l'intention je l'avais. Mais je ne savais pas si j'avais envie de mettre en boîtes tout ce qui m'habitait alors. Il est des fois préférables de faire table rase de certaines choses avant de les déménager pour les remettre dans un garde-robe poussiéreux. Faire mieux, pour faire plus et ce, même si c'est plus tard.
Je la vois cette trentaine à l'ombre du Mont-Royal, au coin de Rachel et Saint-Laurent. Au rythme de la culture du nouveau Québec. À respirer du smog pour déjeuner. Devenir insulaire. Pascale. David et Sarah. Tous les autres. Mais en même temps, tisser des cordes solides avec les gens d'ici. Lysiane. Ma famille. La passoire.
Je dis à tout vent que le boulot me fera émigrer. Mais dans le fond, c'est tracé depuis belle lurette. À une certaine époque, je sais que j'aurais peut-être dû accepter le changement et quitter le bois pour le Plateau. Je l'ai fait le temps d'un été. Vous savez, ce genre d'été qu'on veut revivre sans cesse, celui qu'on recherche dans tous les mois de juillet qui ont suivi. Et pourtant ...
samedi 4 août 2012
Comme une respiration.
Depuis quelques semaines, je revisite le passé. Pas de manière nostalgique, ni de manière compulsive. Simplement un petit tour comme on fait en voiture quand on passe devant notre premier appartement, devant l'endroit où nous avons donné notre premier baiser, fait la première fois l'amour. Et j'aime ce que je vois, j'aime le pavé qui se forge tranquillement. Revoir de vieux amis, reprendre de vieux rêves, rêver de retrouver celui qui fut le BoyToy et ce, malgré la vie, malgré le temps, malgré la mort même et surtout, malgré soi-même!
Ne vous inquiétez ceux qui m'observez avec inquiétude dans ma mouvance émotionnelle. La vie, ce n'est pas le boulot, je l'ai très bien compris. Plusieurs fenêtres sur ma vie m'en donnent encore quotidiennement les échos. Je sais maintenant qu'on se définit par la motivation intrinsèque qui nous anime à nous lever le matin, mais aussi celle qui nous permet de nous endormir le soir. Une question d'équilibre dans mon cas.
Je savais que l'horloge de ma vie avait fait une pause depuis près d'un an. J'étais en jachère. J'attendais pour pousser plus fort et voilà que les jeunes pousses font leurs apparitions. Il me faut garder un oeil sur les mauvaises herbes, mais je me concentre sur mon jardin. Fuck le potager des autres. J'ai pas de contrôle sur les choix des autres et je me dis que je n'ai pas à m'improviser le fermier urbain de leur vie. Je repense souvent à Max, aux témoins de ce que je fus. Je me dis que tout prend sa place, que tout cela n'était probablement qu'une question de temps ... et de volonté!
Me voici ... j'ai le temps et je le veux!
Ne vous inquiétez ceux qui m'observez avec inquiétude dans ma mouvance émotionnelle. La vie, ce n'est pas le boulot, je l'ai très bien compris. Plusieurs fenêtres sur ma vie m'en donnent encore quotidiennement les échos. Je sais maintenant qu'on se définit par la motivation intrinsèque qui nous anime à nous lever le matin, mais aussi celle qui nous permet de nous endormir le soir. Une question d'équilibre dans mon cas.
Je savais que l'horloge de ma vie avait fait une pause depuis près d'un an. J'étais en jachère. J'attendais pour pousser plus fort et voilà que les jeunes pousses font leurs apparitions. Il me faut garder un oeil sur les mauvaises herbes, mais je me concentre sur mon jardin. Fuck le potager des autres. J'ai pas de contrôle sur les choix des autres et je me dis que je n'ai pas à m'improviser le fermier urbain de leur vie. Je repense souvent à Max, aux témoins de ce que je fus. Je me dis que tout prend sa place, que tout cela n'était probablement qu'une question de temps ... et de volonté!
Me voici ... j'ai le temps et je le veux!
vendredi 13 juillet 2012
Comme si le mauvais sort s'acharnait.
Un petit bout est parti. Une parcelle de moi. Celle qui semblait me ronger le rein, l'âme et demain. Si rapidement. Aussi rapidement que cette unicité que je pensais avoir et qui semble m'av oir laissé dans un coin de la chambre comme une chaussette abandonnée. Mais voilà que tout est pareil. Encore. Dans le tourbillon de la vie, ce typhon qui tourne et retourne, il est où le port d'attache auquel il faut pouvoir se cramponner? Je veux envoyer tout cela dans le lac et attendre qu'il me réponde. Je veux flusher 2012 dans le lac. Mais pour l'instant, y a que mon bain et il ne fait pas la job. Pas pantoute même.
Et l'éphémère semble même s'éterniser dans cette routine tellement changeante.... Trop.
Et l'éphémère semble même s'éterniser dans cette routine tellement changeante.... Trop.
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